柔の道
Défendre la prise de col au jiu-jitsu
Une prise de col est l'une des premières prises qui valent la peine d'être comprises, parce qu'elle prépare la plupart des étranglements en kimono et sert de poignée pour casser ta posture. Mais une prise de col n'est pas une menace en soi. Elle n'est une menace que si elle peut faire l'une de deux choses : tirer ta posture vers le bas là où l'autre la veut, ou amener le col sur ton cou là où il peut étrangler. Retire les deux et la prise n'est qu'une main pleine de tissu.
Ça a fait tilt pour moi en sparring positionnel, ce mode contrôlé où tu pars d'une position fixée et où tu passes en réel à peut-être soixante- dix pour cent. J'étais dessus, en train de passer, et mon partenaire était sur le dos en garde. Il a tendu le bras et pris une prise sur mon col.
Ce qui a marché, par accident
Je n'y ai pas réfléchi. J'ai rentré le menton, haussé les épaules, et tiré le haut de mon dos loin de lui, si bien que ma tête est restée à peu près où elle était mais inclinée vers le bas pendant que ma colonne s'étirait au loin. Ça a fait remonter le col hors de la position d'étranglement, et avec mes mains sur ses revers le poussant vers le bas, il ne pouvait pas non plus tirer ma posture vers lui. La prise s'est posée et n'a rien fait. Il a eu l'air brièvement confus et a lâché.
Ça a marché parce que ça a refusé à la prise ses deux missions d'un coup.
Pourquoi la posture bat la prise
Une prise de col depuis le dessous veut casser ta posture vers le bas, dans la garde, là où vit le joueur du dessous. Rester en posture, et surtout étirer ton dos au loin au lieu de le laisser s'arrondir vers lui, retire la chose pour laquelle il tire. La direction du danger dans la garde de quelqu'un est vers le bas et vers l'avant, tiré sur lui. Le loin est sûr, ce qui est la même idée de posture et de base sur laquelle le post sur la base est bâti, appliquée à la verticale.
La même posture refuse l'étranglement. Un étranglement au col a besoin que le col soit assis sur ton cou avec un angle pour se resserrer. Le menton baissé et le col remonté haut, c'est un col sans nulle part où travailler. La prise est toujours là ; l'étranglement, non.
La réponse plus complète
La version accidentelle a marché, mais la compétence qu'on construit par-dessus, c'est de rencontrer la main plus tôt. La bataille des prises, ce combat constant pour savoir qui contrôle le col et les manches de qui, est un vieux savoir du judo, et son premier principe est qu'une prise est la moins chère à battre avant qu'elle ne se pose : fais un frame contre le poignet, arrache-la à l'arrivée, ou refuse-la avec ta propre prise d'abord. Garder tes propres prises actives, comme l'ont fait ici les prises de revers, c'est déjà la moitié du travail pour garder l'avance sur les siennes.
Une limite honnête : c'est arrivé avec moi au-dessus de la garde, et les détails changent avec la position. Un contrôle de nuque debout, ou une prise pendant que c'est toi qui es dessous, chacun a sa propre réponse. Mais le principe sous toutes, c'est celui que cet échange m'a appris : une prise de col ne vaut la peine d'être défendue qu'une fois qu'elle a une poignée sur ta posture ou une ligne vers ton cou. Refuse ça, garde tes propres prises dans le combat, et il ne reste plus rien à défendre.
Ceci est un journal de débutant, pas un enseignement. Rien ici ne constitue un conseil d'entraînement, de santé ou médical. Apprends auprès d'un coach qualifié, et tape tôt. Avertissement